Depuis son avarie de quille survenue en fin de journée samedi dernier, Manuel Cousin a mobilisé toute son énergie pour trouver la solution lui permettant de rallier les Sables d’Olonne. Un enjeu de taille qu’il a immédiatement pris à bras le corps.

« La tige du vérin s’est cassée net. Pour bien comprendre, le vérin sert à faire penduler la quille et en se cassant, la tige a détérioré le système de blocage de quille en position verticale. C’est venu taper dans les renforts du système. »

La tige de vérin de quille enfin en place

Ce matin, Manuel Cousin a annoncé à la Direction de course qu’il avait pu remettre en place les 3 axes de secours permettant de bloquer la quille. Il a repris sa route dans un système météo plus favorable. Tous les travaux ont été terminés dans la nuit. La quille est fixée en position centrale.

« Là j’ai 15 nœuds de vent et j’avance à 9 nœuds. Je vais surveiller tout ça de près bien sûr. Il faut maintenant que ça tienne. »

« J’ai bien conscience que le système est fragilisé, car j’ai dû le tailler pour qu’il reprenne sa place. Mais le principal c’est de terminer la course. J’ai mis tout mon cœur dans ces réparations, tout ce que j’avais de ressources insoupçonnées. »

A l’approche de l’anticyclone des Açores, Manuel Cousin devrait bénéficier, dans les prochaines heures, de conditions propices. Un répit qui lui permettra également de récupérer de ces 48h00 de galère avant d’arriver dans le golfe de Gascogne.

Retour sur 48 h de travaux : 24 h de stratification

« Il a fallu d’abord stratifier le système de blocage de secours pour bloquer la quille en position verticale car les efforts dessus sont énormes. » explique le skipper.

Malgré le choc, il a transformé son bateau en un véritable chantier tout en surveillant la quille, toujours en mouvement sous le bateau. Les conditions de mer, le vent encore soutenu, n’ont pas aidé le skipper de Groupe Sétin.

24 h pour meuler l’axe de quille

Meuler une pièce en métal sur un IMOCA, utiliser une scie à métaux au milieu de l’Atlantique, ces souvenirs resteront gravés dans la mémoire du skipper.

Système D ! s’exclamait Manuel Cousin hier en fin d’après-midi, un serre-joint dans le cockpit et une scie dans les mains afin de tailler la pièce verticalement.

« J’ai fait super attention, mais plusieurs fois, ça a été chaud. J’ai juste une petite coupure à la main. On ne se rend pas forcément compte, mais effectuer un travail de précision quand le bateau bouge sans cesse, ce n’est pas évident. Je puisais mon courage dans le soutien de mon équipe, dans les messages que j’ai reçus de toutes parts et qui m’ont galvanisé. »

1 réponse
  1. Claude Langevin
    Claude Langevin dit :

    Coucou. On vous entend parler de vos tripes avec tout votre cœur.
    Vous, les skippers ,êtes investis ds cette aventure.
    Il y a l’histoire avant le Vendée Globe et y a l’histoire pendant.
    Tout ça ds le but de le finir, de le faire jusqu’au Sables.
    On est accroché à vos aventures.
    Vos coques de noix, se qui reste de vos IMOCA, devraient être autopsié par la science . Question de voir toutes l’énergie que vous y avez donné pour le ramener à bon port. 🛠⛵️⚙️⛓🤔⚗️
    Tendrement 🚂🚂

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