Manuel Cousin a passé son premier cap Horn sur Groupe Sétin jeudi 14 janvier à 23h38 UTC après 67 jours 10 heures et 18 minutes de course avec une émotion palpable. Un troisième cap qui donne du peps, arrosé d’une petite goutte de calva. Le skipper de Groupe Sétin, installé aux Sables d’Olonne n’en oublie pas ses racines normandes !

Manuel Cousin cap-hornier

« Ça y est, je suis cap-hornier ! Je pense à tous mes proches, à Eric Sétin PGG du groupe et Sébastien Oursel Directeur Logistique qui m’ont fait confiance. C’est un moment extraordinaire. Je suis tellement heureux ! Difficile de faire remonter ce que j’ai à l’intérieur…il. Y a deux minutes, un albatros est venu me dire au revoir. Pour fêter ça, on a plein de bonnes choses ; un gâteau au chocolat de mon ami et partenaire Patrick Gelencser, une petite bouteille de champagne et une flasque de calvados offerte par Sébastien.

Merci Eole de m’avoir laissé passer. C’est loin c’être fini mais c’est un gros morceau qu’on laisse derrière nous. Il faut que je digère ça. Maintenant, on va remonter l’Atlantique et se réchauffer un peu. Ca va faire du bien. »

Il sera passé à sa longitude sans le voir réellement, mais Manuel Cousin se donne un prétexte pour y revenir.

« Ces derniers jours, j’ai refait mes routages pour espérer passer près du célèbre caillou mais ce n’était pas jouable. Cela me faisait perdre une vingtaine d’heures. On est en course, et le but est d’aller le plus vite possible. Je regrette de ne pas l’avoir réellement vu. Il n’y a qu’une solution pour arranger ça, c’est de revenir ! »

Le Grand Sud dans le rétroviseur

Depuis sa dernière avarie de pilote, il y a une semaine, le skipper de Groupe Sétin n’a pas été épargné.

« Durant plus de 15 jours on a enchaîné dépression sur dépression avec des vents violents et une mer chaotique. Avec les soucis de pilote qui ont occasionné des petits dégâts de Groupe SÉTIN, on est passé, malgré tout, pas très loin de la catastrophe. Mais maintenant tout va bien, j’ai retrouvé un pilote qui fonctionne normalement. Je vais pouvoir mettre le clignotant à gauche et remonter en espérant que notre bon vieil Atlantique sera plus coopératif. »

Le skipper de Groupe Sétin reste positif et tire un bilan majestueux des Mers du Sud qu’il abordait pour la première fois.

« Dans les points positifs, il y aura eu ces décors sublimes, tout en nuances de gris, les albatros, et puis le décalage horaire : j’ai été surpris de le vivre dans le Pacifique. En réalité, il m’a hyper perturbé. Les décalages sont énormes et les nuits super courtes. Ce qui est très bien pour manœuvrer, parce que c’est plus simple de jour. Mais j’ai eu du mal à me caler, en sommeil et en nutrition, alors que c’est généralement facile pour moi en transat. »

Devant l’étrave de l’imoca Groupe Sétin, il reste encore 13 100 milles avant l’arrivée soit 30 % du parcours. Manuel est plus motivé que jamais pour rejoindre au plus vite Les Sables d’Olonne, son port d’attache.

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