Les journées se suivent et ne se ressemblent pas pour Manuel Cousin, skipper de Groupe Sétin sur le Vendée Globe 2020. Entre préparation du bateau, interviews et dédicaces, le marin gère son agenda avec précision.

Le hangar du Team transformé en lieu d’accueil

Le hangar de Groupe Sétin, qui sert habituellement de lieu de travail pour l’équipe et la préparation du bateau, a été transformé pour l’occasion en un vaste lieu d’accueil pour les les clients et salariés de l’entreprise. Chaque jour, l’équipe en place y gère l’accès au village. L’occasion également pour le skipper et la Team Manager, Sandrine Cousin, de répondre aux questions souvent nombreuses sur la course qu’il s’apprête à vivre.

La découverte d’un village dédié aux navigateurs

C’est un village entièrement réinventé, une esplanade du Port Olona entièrement relookée qui offre aux visiteurs une exploration des différents univers. Avec son positionnement central, à cheval entre le quartier de La Chaume et Les Sables d’Olonne, le village est un trait d’union à la station balnéaire. C’est le rendez-vous mondial des sports nautiques sur près de 30 000 m2. Depuis son ouverture, le 17 octobre dernier, Manuel Cousin met un point d’honneur à participer aux nombreuses animations. Entre plateaux télévision et rendez-vous sur le stand de Groupe Sétin pour une séance de dédicace, tout est mis en oeuvre pour que le skipper ne soit pas exposé aux risques sanitaires.

Des visites du bateau, seulement en extérieur

Des petits groupes de clients et salariés inscrits depuis bien longtemps se succèdent pour visiter l’IMOCA et bénéficier des explications de Paul Morand, préparateur-navigant sur Groupe Sétin.

“Sur les précédents villages, nous avions la possibilité de faire visiter l’intérieur du bateau. Aujourd’hui ce n’est pas possible car nous devons tout désinfecter après chaque visite. Et nous ne pouvons pas prendre le risque de contaminer des éléments du bateau si près du départ d’une course de trois mois.” précise le skipper.

Confinement à partir du 1er novembre

Manuel Cousin devra cependant observer un confinement strict à partir du 1er novembre, contexte sanitaire oblige. Mais d’ici-là, il a bien l’intention de profiter au maximum des opportunités qui lui sont offertes de parler de cet extraordinaire défi qu’il s’apprête à relever.

J’ai envie de faire vivre notre sport, de partager mes joies et mes galères et d’emmener un maximum de personnes autour du monde. Notre stade à nous il est immense et magnifique, mais malheureusement on ne peut pas avoir de spectateurs proches de nous. Donc c’est à nous de nous rapprocher des spectateurs“. commente Manuel Cousin.

A quinze jours du départ de son premier Vendée Globe, Manuel Cousin et son équipe se livrent aux derniers préparatifs. Côté avitaillement, une vingtaine de sacs sont déjà installés à bord depuis la semaine dernière. Il reste à embarquer les objets personnels qui accompagneront le skipper durant son tour du monde. Il faut savoir que la mer a bercé la famille Cousin depuis des générations.

La mer, une histoire de famille

« Dans mes plus lointains souvenirs, la mer a toujours été présente dans ma vie. A l’âge de 5 ans, j’ai vu mon grand-père construire son propre bateau. Lorsque j’étais enfant, je passais mes vacances en Bretagne avec mes parents, tout près de Saint-Malo. Mon oncle était moniteur de voile et c’est avec lui que j’ai tiré mes premiers bords. Ce sont ces images d’enfance, avec mes cousins et cousines sur un Optimist, qui ont, je pense, déclenché ma passion pour la voile. Plus tard, j’ai eu la chance également d’assister à de nombreux départs de courses avec mes parents, notamment la Route du Rhum. Je pense que cet environnement familial a beaucoup contribué à ce que je sois aujourd’hui marin professionnel. »

De la musique, des podcasts, et quelques objets personnels

« Je vais emmener peu d’objets personnels mais comme ma famille et mes amis tiennent une place importante dans ma vie, je leurs ai demandé de réaliser une sélection musicale qui me ressemble avec, par exemple, des titres de Véronique Samson. J’aime beaucoup « Chanson sur ma drôle de vie ». La musique est joyeuse, cette chanson me ressemble, et c’est une artiste que j’admire. » précise le skipper.

Manuel Cousin a prévu également de mettre dans sa valise une belle sélection de podcasts, notamment ceux des Grosses Têtes. Côté littérature, il avoue avoir une prédilection pour les récits d’aventures sportives. Quoi de plus naturel qu’il embarque avec lui le magnifique livre de Elisabeth Revol, Vivre, un récit poignant et une ode à la survie en milieu hostile.

« Concernant les objets personnels, je ne prendrai que Madeleine Sourire, une petite pieuvre en peluche. C’était un doudou de ma fille qui a maintenant 22 ans, et qui me suit depuis toujours dans mes navigations. »

Mon père ce héros

Alors qu’il se prépare mentalement à ce tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, Manuel Cousin mesure à quel point son père a joué un rôle important dans ce qu’il s’apprête à vivre.

« Mon père est parti trop tôt. Il comptait énormément, c’était un exemple pour moi. J’avais l’habitude d’être toujours à ses côtés. Il aimait la technique et j’ai appris énormément grâce à lui.  Il aurait été tellement fier et heureux de ce que je peux vivre aujourd’hui. J’aime à penser qu’il m’accompagne. »

Entretien avec manuel Cousin, en toute intimité

Le Village du Vendée Globe a été inauguré officiellement ce matin en présence des skippers qui prendront le départ le 8 novembre prochain. Depuis 10h, il est donc possible d’accéder aux stands et aux pontons. Le public sera donc de la fête pendant ces 21 jours précédents le départ : les 30 000 m2 et ses nombreuses animations lui sont dédiés.

Un stand gourmand

Nous vous accueillons sur un espace aménagé de 40 m2 bien situés, face au stand de la ville des Sables d’Olonne. Posters dédicacés, livrets pédagogiques pour les enfants et les enseignants, visite virtuelle du bateau, autant de possibilité de découvrir Groupe Sétin autrement !

Laissez-vous transporter à 30 mètre, tout en haut du mât, sensation garantie !

Et pour apporter une touche gourmande, le Maître Chocolatier Patrick Gelencser a confectionné pour l’occasion des chocolats à l’effigie du bateau qu’il propose sur place. A consommer sans modérations !

A moins d’un mois de son premier Vendée Globe sur Groupe Sétin, Manuel Cousin reste serein sur sa préparation. Le bateau a fait l’objet d’une dernière vérification en septembre lors d’une sortie d’eau. Les systèmes de communication embarqués sont opérationnels, et une éolienne de secours vient d’être ajoutée. Les voiles neuves sont installées. Le bateau est prêt et le skipper a conscience que sa préparation physique et mentale peut faire la différence.

3 ans de préparation et 40 000 milles parcourus

En 3 ans, Manuel Cousin a parcouru plus de 40 000 milles sur Groupe SÉTIN et s’est construit une solide imagerie mentale.

Mercredi 14 octobre 2020

« Le bateau est prêt depuis quelques temps déjà. J’ai une équipe technique qui a bien travaillé. Tout ce qui a été réalisé en travail de fiabilisation sur le bateau a été fait en vue du Vendée Globe. Ce n’est pas un projet que l’on prépare au dernier moment. On y pense et on y travaille depuis l’achat du bateau. On sait que ce sont parfois les petits détails qui font la différence. » précise le skipper.

« J’ai mis à profit ces 40 000 milles pour me préparer mentalement. J’ai une dizaine de transats sur ce bateau. Ca permet de se préparer au sommeil fractionné et d’avoir un mental fort dans des conditions musclées ou à l’inverse, dans le petit temps. En tant que bizuth du Vendée Globe, je mesure aujourd’hui l’importance d’avoir couru toutes les courses du Championnat du monde IMOCA. J’ai acquis une grande confiance en mon bateau et j’ai pris conscience de mes limites physiques. La partie découverte, c’est aussi ce que je vais chercher, repousser mes limites. » ajoute Manuel.

Gérer la dépense physique

« Le physique va être mis à rude épreuve. On évolue dans un espace très restreint. Ce sont trois mois d’efforts intensifs dans des conditions souvent très inconfortables. Donc il est important de se muscler pour ne pas se blesser, et puis aussi pour être en forme physique sur le long terme. Le cardio est très sollicité sur le bateau, à la colonne de winchs, durant le matossage par exemple. La débauche d’énergie va être complètement différente selon le vent et les conditions de mer.

On va avoir avec des périodes où il fera très chaud et où effectivement l’alimentation sera différente du grand Sud. Pour cette longue période de froid, j’ai travaillé avec une diététicienne qui m’a orienté vers des aliments spécifiques pour une dépense d’énergie sur le long terme. »

Viser le Top 5 des bateaux à dérive droite

« On sait qu’avec un bateau comme le nôtre on va mettre plus ou moins cent jours, donc il va falloir aller au bout. En tout cas, on a travaillé dans ce sens. C’est là où la gestion homme- bateau va être vraiment importante. Mon bateau a déjà fait quatre tours du monde, dont deux Vendée Globe et c’est l’un des plus fiables. Je le connais parfaitement. J’ai pour objectif de le placer dans le Top 5 des bateaux à dérives et je me suis fixé moins de 100 jours pour y parvenir. C’est un challenge car le précédent record est légèrement supérieur. »

C’est mon premier Vendée Globe, donc il y a toute une partie découverte. C’est aussi ça que je vais chercher finalement, savoir de quoi je suis capable, comment je vais gérer ça. Même si la préparation est optimale, je pense que je vais apprendre à me connaître mieux encore. J’espère me surprendre, et dans le bon sens !

Interview de Manuel Cousin Préparation Vendée Globe 2020

C’est une rentrée qui n’en est pas une pour Manuel Cousin. Une semaine de congés, tout au plus, pour casser le rythme. L’été a été productif, et consacré, en grande partie, aux sorties partenaires sur Groupe Sétin. Des sorties enrichissantes auxquelles Manu apporte la plus grande attention. C’est l’occasion également de faire le point sur la job list qui se précise à l’approche du grand départ. Globalement la rentrée s’annonce chargée mais exaltante.

La pression monte d’un cran

Même s’il se sent prêt physiquement et mentalement, Manuel Cousin peaufine sans relâche sa préparation.
« Je m’entraîne chaque jour, et je vois mon coach 2 à 3 fois par semaine lorsque je suis aux Sables d’Olonne. On continue à monter en intensité surtout au niveau musculation et cardio. »

Vendredi 4 septembre 2020

Côté météo, les stages avec Christian Dumard se succèdent depuis près d’un an pour aborder les différents systèmes en détail. « D’ici le départ, nous allons étudier d’autres cas réels car je ne veux rien négliger. » ajoute Manuel.

L’avitaillement sera abordé en détail mi-septembre, mais il a déjà fait l’objet d’une étude avec un nutritionniste.
« Nous allons partir sur 120 jours de course, même si je me suis fixé 100 jours comme objectif. Nous prévoyons un avitaillement à la semaine, en fonction des conditions climatiques que nous pensons trouver dans chaque partie du globe. »

Derniers travaux sur Groupe Sétin

Globalement, le bateau est prêt. Il pourrait prendre le large demain. Durant le mois à venir, il restera à installer une éolienne de secours pour bénéficier d’un troisième moyen de charge. Il est prévu également de vérifier le gréement en profondeur, de changer l’ensemble des bouts. Enfin, il faudra refaire le point sur les systèmes informatiques embarqués bien qu’ils soient tous opérationnels.

« S’il nous reste un peu de temps, nous sortirons le bateau de l’eau pour une dernière inspection. On sait par expérience que ce sont parfois les petits détails qui font la différence ». précise le skipper.

Pour son premier Vendée Globe, Manuel Cousin ne veut rien négliger même s’il se dit assez serein dans l’ensemble.

« J’essaie de prendre les choses une à une. Je valide chaque point méthodiquement avec mon équipe. La pression monte, bien sûr, car je ne veux rien oublier pour réussir un beau Vendée Globe. C’est mon premier, et j’ai la volonté d’aller au bout coûte que coûte. Pour tous ceux qui se sont investis avec moi, pour ma famille aussi».

Manuel Cousin a d’ailleurs prévu de passer un peu de temps avec sa fille Laurane, étudiante à Nantes, avant le grand départ. Le port d’attache du bateau, Les Sables d’Olonne, facilite grandement la logistique pour la préparation d’un Vendée Globe.

Offrir un tour du monde à ses salariés et ses clients pour les 100 ans de son entreprise, c’est le vœu de Eric Sétin, Président Directeur Général du groupe éponyme. Groupe Sétin est une société familiale indépendante spécialisée en quincaillerie de bâtiment et en fournitures industrielles, créée en 1920. Forte aujourd’hui de 6 sociétés, 51 points de vente et près de 900 collaborateurs, ses clients sont des professionnels du bâtiment ou issus du milieu de l’industrie.

Pourquoi avez-vous investi sur le Vendée Globe et Manuel Cousin ?

« C’est une longue histoire qui remonte à 6 ou 7 ans. A l’époque Groupe Sétin travaillait peu en Bretagne et peu sur la côte Atlantique. Nous avions donc besoin de nous faire connaître sur ces régions. Par ailleurs Manuel Cousin était cadre commercial pour l’un de mes fournisseurs. Le hasard de cette rencontre et le besoin pour le Groupe de mieux se faire connaître ont donné naissance à notre sponsoring. » précise Eric Sétin

« Nous avons commencé en Class40, et nous nous sommes pris au jeu. Avec un IMOCA, comment ne pas faire le Vendée Globe, cette course mythique qui est le rêve de tout marin un peu fou !

C’est un événement sportif majeur, et il correspond parfaitement aux valeurs que nous défendons dans l’entreprise : la persévérance et la patiente, l’humilité, la recherche de la performance, l’esprit d’équipe et la confiance dans l’autre, le respect de l’environnement, pour en citer quelques-unes.» ajoute le PDG du Groupe.

Un mot sur les opérations en interne avant et pendant le Vendée Globe ? Comment sera suivi la course en interne ?

« Tout n’est pas encore défini, mais il est certain que nous allons tout mettre en œuvre pour que ce tour du monde en solitaire devienne chaque jour le sujet de discussion de chaque salarié : Il faut soutenir Manu dans ce défi extraordinaire ! »

Quelles opérations allez-vous réaliser pour les 100 ans de l’entreprise ?

« La crise sanitaire a quelques peu chamboulé nos projets. Nous avons annulé nos journées portes ouvertes. Nous nous consacrons à des opérations commerciales avec des produits exclusifs 100 ans et des promotions exceptionnels. En interne en 2021, si la situation sanitaire le permet, nous ferons une grande fête avec tous les collaborateurs de l’entreprise ».

Les salariés de Groupe Sétin ont la possibilité de naviguer sur le bateau. Quels retours avez- vous de cette expérience ?

« Suivant les années, Manuel COUSIN et son équipe consacrent 30 à 40 journées en mer destinées aux salariés et aux clients. A cette occasion 150 à 200 salariés chaque année, leurs conjoints et leurs enfants passent quelques heures en mer pour découvrir ce sport. Nous sommes ravis de voir des visages souriants et heureux. Et si cela crée un peu d’attachement supplémentaire à l’entreprise, c’est tant mieux ! »

Les clients de Groupe Sétin sont également invités à venir partager ces moments exceptionnels avec Manuel Cousin sur le bateau. Avez-vous identifié une influence positive sur vos relations commerciales ? Si oui, de quelle manière ?

« Cela est forcément bénéfique pour les affaires mais difficile à quantifier. C’est un pari que nous faisons avec toutefois en tête des retombées indiscutables en termes de notoriété. La progression des ventes de l’entreprise est bonne, nous pouvons espérer que notre partenariat avec Manuel COUSIN contribue à cette croissance.

A près de deux mois du grand départ, l’entreprise Groupe SÉTIN se prépare à vivre une aventure exceptionnelle et largement partagée par les salariés, un projet mûri et assumé pour un budget important mais qui reste raisonnable, selon Eric Sétin.

Manuel Cousin a franchi la ligne d’arrivée de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne ce jeudi 16 juillet à 5 heures 00 minute et 29 secondes (heure française) après 11 jours 13 heures 30 minutes et 29 secondes de course. Il a parcouru 3 168,72 milles à la vitesse moyenne de 11,42 nœuds. Une 15ème place chèrement défendue face aux bateaux de même génération (dérives droites) dont il prend la 3ème place. Un sans-faute puisque Manu termine ainsi toutes les épreuves du Championnat du Monde Imoca Globe Series depuis sa première course à Monaco.

Une VALS(S) en deux temps

Se mettre dans le rythme lorsqu’on a des petits soucis techniques au départ d’une course n’est pas chose facile. Mais la magie de la compétition opère rapidement, passé les premières heures d’incertitude. Il faut trouver l’énergie pour remonter la flotte et Manu a prouvé qu’il savait rebondir.

La Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne (VALS) aura permis, outre de valider le travail effectué cet hiver, d’enrichir la liste des dernières petites améliorations à réaliser pour le Vendée Globe, et surtout de prendre en main les nouvelles voiles.

« Je pense qu’en vitesse pure, j’ai beaucoup progressé sur le bateau, notamment sur les configurations de voiles. On a eu du près dans une brise bien costaud, du portant, du reaching assez ouvert ce qui m’a permis de tester plusieurs possibilités. Les voiles que l’on vient de recevoir me donnent entière satisfaction. Il était intéressant aussi de se mesurer en vitesse pure avec Clément qui a fait la course sur le sistership de Groupe Sétin ou même avec Arnaud, que j’ai eu au contact une bonne partie de la course. On n’avait pas eu l’occasion de le faire en solo depuis un moment et ça a été vraiment instructif. » précise Manu.

Du fait des petits soucis techniques que j’ai eu, j’avais un décalage Ouest qui ne s’est finalement pas avéré si pénalisant que ça, car au niveau des bateaux de ma génération, on s’est tous retrouvés au point UNESCO. De là, il y a eu une belle bagarre sur toute la descente vers le point GALLIMARD et finalement jusqu’à l’arrivée ! » poursuit le skipper.

« La différence entre cette course et une transatlantique classique, ce sont les phénomènes météo très changeants que l’on y rencontre et qui sont très éprouvants en terme de changements de voiles et de réglages. A la colonne, on dépense beaucoup d’énergie, et il faudra que je fasse attention à bien m’alimenter. Je peux dire quand même, avec satisfaction, que je suis fin prêt pour le Vendée Globe ! »

C’est la dernière étape sportive de Groupe SÉTIN avant le tour du monde en solitaire et sans assistance qui partira le 8 novembre 2020.

Le compte à rebours est commencé depuis la mise à l’eau du bateau le 7 mai dernier !

Deux mois intenses de préparation, de qualifications, d’entraînements pour se préparer à prendre le départ d’une course inédite, la dernière avant le Vendée Globe pour Groupe Sétin.

Le 4 juillet prochain Manu prendra donc le départ de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne.

C’est la première compétition de l’année pour les bateaux qui prendront le départ du Vendée Globe 2020 et pas des moindres !  La Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne est une course atypique, un parcours inédit : au programme un départ et une arrivée aux Sables d’Olonne via l’Islande et Les Açores.

« Il me tient à cœur de faire cette dernière course avant le Vendée Globe car elle compte au Championnat du Monde IMOCA Globe Series. J’aurai ainsi participé à toutes les courses depuis 3 ans et je vais tout faire pour terminer également celle-ci. »

Manuel Cousin

Elle a aussi été conçue pour permettre aux concurrents de se qualifier pour le Vendée Globe et d’accumuler de l’expérience avant le prochain tour du monde. Manu est déjà qualifié depuis La Route du Rhum-Destination Guadeloupe, mais il a choisi de faire cette course pour d’autres raisons :

« Cette course est essentielle car elle me permet de me confronter une dernière fois en solitaire avec les concurrents du prochain Vendée. Je viens de terminer les 48 heures de qualification et j’étais vraiment heureux de retrouver le large. C’est un peu une répétition grandeur nature de ce qui va se passer dans 5 mois et côté conditions météo, le nord que nous allons chercher peut beaucoup ressembler au grand sud qui nous attend en fin d’année. Cette course nous remet le pied à l’étrier après une longue interruption. Et avant mon premier Vendée, j’apprécie de pouvoir prendre un départ identique, aux Sables d’Olonne. »

Manuel Cousin

Ce format de course de 3500 milles, plus fourni qu’une transat, nous éclairera également sur les petites améliorations à effectuer sur le bateau durant l’été et permettra de tester l’ensemble du système de communication mis en place récemment.

« Il y aura des concurrents directs, la course va nous permettre de faire quelques speed tests. Mais plus que tout, je pense que chacun devra conjuguer prudence et efficacité pour ne pas mettre en péril un départ tellement attendu le 8 novembre prochain. »

Manuel Cousin

Comment suivre la course ?

Cette course sera particulière, car il n’y aura pas de départ public. Après une semaine de confinement, Manu devra quitter le ponton la veille, soit le 3 juillet en début d’après-midi. Il restera en attente au large jusqu’au départ du lendemain 4 juillet à 15h30.

Cette première compétition internationale depuis la fin du confinement, sera relayée largement par les médias. Vous pourrez suivre le départ en direct sur France 3 Pays de Loire, Normandie et Bretagne, ainsi que sur le site de la course ou encore sur les réseaux sociaux Facebook , Instagram et Twitter.

Enfin, vous aurez accès à une cartographie mise à jour toutes les 5 minutes au moment du départ, ici

Pour suivre la course

Une course et une mission pour l’UNESCO

En partenariat avec la classe IMOCA, la COI-UNESCO a remis à six skippers volontaires, une bouée météorologique METEOFRANCE de près de 20 kg. Manu devra larguer la sienne autour du 44° Nord, entre l’Islande et les Açores ; ce qui permettra de récolter de précieuses données.

La Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne est une étape importante pour Groupe Sétin dans sa préparation pour le Vendée Globe 2020.

Un recueil édité chez Gallimard

Durant le confinement, certains skippers ont accepté de contribuer à l’écriture d’un recueil sur leur expérience de la mer et des sports nautiques. Regards d’écrivains et de marins sera dévoilé durant la Vendée-Arctique-Les Sables et fera l’objet d’une publication à l’automne, en prélude au Vendée Globe. Manu a travaillé sur une thématique qui le touche particulièrement, le dépassement de soi. Il dévoile dans son texte, les mécanismes qui ont contribué à son perpétuel goût du défi. A découvrir le 14 juillet sur les réseaux sociaux et sur le site de la course !

Quel programme pour le mois d’août ?

Durant l’été, Manu continuera son entraînement physique à l’approche du Vendée Globe. Le bateau quant à lui, restera disponible pour des sorties en mer avec les partenaires et les clients du Groupe SÉTIN. Une courte période de chantier sera programmée également afin d’effectuer les dernières vérifications et de valider quelques petites améliorations.

Sortie en mer juin 2020

Groupe Sétin a retrouvé son élément en fin de semaine dernière après quatre mois de chantier, et une interruption de quelques semaines. Manuel Cousin salue l’implication de son équipe qui lui permet d’aborder sereinement les mois à venir, tant sur le plan de l’entraînement technique que sportif et la confrontation en course avant le Vendée Globe. C’est avec impatience que Manu attend de retrouver la barre de son IMOCA et les sensations du large.

Quel est ton état d’esprit à moins de 6 mois du Vendée Globe ?

« Je garde en tête l’objectif principal du 8 novembre 2020. Pour notre équipe, toutes les cases sont cochées. Le bateau et moi, nous sommes qualifiés depuis la dernière Route du Rhum-Destination Guadeloupe fin 2018 et notre inscription est validée. J’ai profité du confinement pour vraiment me concentrer sur ma préparation physique, mentale mais aussi sur la nutrition. J’ai amélioré mon cardio, j’ai travaillé les muscles profonds du haut du corps, car j’ai bien conscience que, pour le Vendée, il est hyper important de se prémunir au maximum face aux blessures musculaires.

Avec le concours d’une nutritionniste, nous avons établi un schéma de principe, qui s’adaptera à ma forme physique et aux besoins de la course. Les quantités, les calories, les protéines, nous avons tout passé au crible en fonction du parcours. Se faire plaisir également avec de bons petits plats ! Pour moi, l’alimentation est fondamentale, et du coup, je suis dans un état d’esprit positif. Durant le confinement, j’ai aussi approfondi davantage les questions météo avec Christian Dumard, métérologue de renom dans la course au large, afin de me préparer de façon tactique. Nous travaillons le parcours du Vendée Globe à raison de 2 à 4 heures par semaine en visioconférence, en nous basant sur des cas réels et concrets. Nous détaillons tout, en ce moment nous travaillons les Mers du Sud. C’est mon premier Vendée Globe, alors forcément, je suis très attentif à cette partie du globe.

L’entraînement sur l’eau et la confrontation en solitaire

Encore un peu de préparation technique, matage et réglage des différentes voiles, et Groupe SÉTIN pourra reprendre l’entraînement en baie des Sables d’Olonne selon un planning en cohérence avec les règles du déconfinement. Manuel Cousin s’entraînera la plupart du temps en solitaire pour peaufiner ses automatismes.

« Ma dernière course en solitaire en IMOCA était la Bermudes 1000 Race en 2019. J’ai besoin de me retrouver seul à bord de Groupe SÉTIN en mode compétition une dernière fois avant le Vendée Globe. Nous avons donc fait le choix de participer à la course alternative de la Transat New-York-Vendée-Les Sables d’Olonne qui devrait partir le 4 juillet des Sables pour une boucle de 3 600 milles environ.

Dès la semaine prochaine, l’IMOCA Groupe SÉTIN devrait pouvoir remonter le chenal des Sables d’Olonne et tirer ses premiers bords au large, un avant-gout de Vendée Globe pour Manu.

Manuel Cousin skipper de l’IMOCA Groupe Sétin

Qualifié pour le tour du monde sans escale et sans assistance depuis la Route du Rhum 2018, Manuel Cousin vient de s’inscrire officiellement pour le Vendée Globe 2020.

Bien qu’il figure dans le peloton de tête de la course aux milles avec 8667 milles parcourus en course depuis le lancement des Imoca Globe Series, Manuel Cousin souhaite ajouter à son palmarès les deux transatlantiques inscrites au programme IMOCA 2020, The Transat-CIC et la New York – Vendée – Les Sables d’Olonne.

Asseoir le travail effectué depuis 3 ans

Lorsqu’on lui demande pourquoi il souhaite réaliser un sans-faute sur le programme Imoca Globe Series, Manuel Cousin répond en souriant :

« C’est le moment pour nous d’asseoir le travail réalisé en 3 ans. Depuis fin 2017, date de l’acquisition de mon IMOCA, je n’ai pas cessé de m’employer au quotidien afin que ce projet devienne réalité. Il ne suffit pas d’avoir un bateau et un sponsor pour espérer figurer au départ du Vendée Globe et c’est normal. C’est une question d’engagement de tous les instants. Mon équipe travaille actuellement à rendre le bateau encore plus fiable, c’est l’objectif principal de notre chantier d’hiver.

D’ailleurs, je me sens pleinement à l’aise sur cette machine ; on peut dire que je fais corps avec elle et que le couple homme-bateau fonctionne à merveille sportivement et techniquement. Alors quand deux transatlantiques de début de saison me permettent de peaufiner mon expérience du large en solitaire, je dois absolument saisir cette occasion.»

Boucler son premier Vendée Globe pour les 100 ans de Groupe Sétin

Ce n’est pas un hasard si le projet de Manuel Cousin porte le nom d’Energie Globe. L’objectif principal, c’est bien de boucler le tour du monde, et de disputer une course dans la course avec les bateaux à dérives droites, pour fêter les 100 ans de l’entreprise familiale Groupe Sétin.

« A partir de maintenant, je me projette dans les détails pour arriver le plus sereinement possible sur la ligne de départ du Vendée Globe. Je continue ma préparation sportive, je travaille la météo, je supervise le chantier car je dois connaître intégralement le bateau dans ses moindres détails. Et puis le port d’attache du bateau est Les Sables d’Olonne et c’est un avantage dans l’optique d’un Vendée Globe ; nous sommes à la maison. » précise Manuel Cousin.

Deux Transatlantiques en solitaire avant la grande échéance

« Pour moi, The Transat-CIC est une course mythique. C’est aussi la répétition grandeur nature du premier quart du Vendée Globe. C’est une course très engagée, il faudra placer le curseur entre performance et prudence. La New-York- Vendée- Les Sables d’Olonne est symbolique. Franchir notre fameux chenal au retour de New York, c’est un premier frisson avant le grand départ du 8 novembre.» ajoute Manuel Cousin.

Manuel Cousin, skipper le l'IMOCA Groupe Sétin