Hier, en fin de journée, Manuel Cousin a constaté une importante fissure sur le casque de son safran bâbord. Il a immédiatement prévenu son équipe, ainsi que la Direction de Course, qu’il allait devoir effectuer des réparations. Bénéficiant de conditions peu ventées, il a travaillé toute la nuit pour sortir le safran de son logement et réaliser la réparation. Il a repris sa route dès ce matin, et il file maintenant à 15 noeuds pour rattraper le retard de ces dernières 24h00.

« Les conditions météorologiques de ces derniers jours ont été violentes. C’est en vérifiant le bateau que j’ai constaté cette fissure. J’ai la chance d’avoir eu des conditions météo me permettant de réparer cette nuit. Il faut voir le côté positif ! J’ai peut-être perdu quelques places, mais je suis toujours en course, et c’est le plus important. »

Manuel Cousin a franchi le cap de Bonne-Espérance le lundi 7 décembre en fin de journée, à 18h12 UTC (19h12 Fr). Il navigue actuellement dans l’océan Indien qui est pour lui une découverte et pointe toujours en 18ème  position.

Contourner la dépression à venir

« J’ai cravaché pour garder la distance avec ceux de devant et finalement, c’est un mal pour un bien d’être un petit peu derrière car je vais pouvoir contourner la dépression par le Nord. J’ai commencé à incurver ma route depuis hier et je vais virer de bord cet après-midi pour aller chercher des vents portants. Je préfère perdre un petit peu de temps et ne pas prendre trop de risques car cette dépression est vraiment énorme. »

Moral au beau fixe

« Je suis reposé car j’ai la chance d’avoir eu du beau temps ces deux derniers jours. Cela va me permettre d’être à 100 % de mes capacités quand ça va se corser. Je suis vraiment fier du travail accompli par toute l’équipe parce que si j’en suis là, si je passe ce Cap avec un bateau sans gros pépins, c’est aussi grâce à mon team. »

Manuel Cousin a péparé, avant le passage du front, un gâteau au chocolat dans sa cocotte fétiche, pour fêter ce premier Cap comme il se doit.

Le gâteau au chocolat pour fêter le passage du cap de Bonne-Espérance

Alors qu’il est actuellement 18 ème au classement général, Manuel Cousin nous livre ses impressions à l’occasion de la vacation de l’organisation ce samedi 5 décembre.

Quatre jours un peu sportifs

« J’ai eu trois-quatre jours un peu sportifs parce que je me suis battu pour rester en avant du front. J’avais des vitesses élevées pour mon bateau. Malheureusement, le front m’a rattrapé la nuit dernière et là je suis derrière. Le vent est tombé, et il va encore tomber. Il est passé de Nord à Nord-Ouest puis il va passer Ouest. Il va falloir passer la dorsale pour retrouver un petit peu de vent.

« J’ai eu trois-quatre jours un peu sportifs parce que je me suis battu pour rester en avant du front. J’avais des vitesses élevées pour mon bateau. Malheureusement, le front m’a rattrapé la nuit dernière et là je suis derrière. Le vent est tombé, et il va encore tomber. Il est passé de Nord à Nord-Ouest puis il va passer Ouest. Il va falloir passer la dorsale pour retrouver un petit peu de vent.

Vite rattrapé par la réalité du terrain

On est vite rattrapés par la réalité du terrain ici. Quand j’étais devant le front, il y avait de la mer et il y avait des claques à 35 nœuds et ce n’est pas les mêmes 35 nœuds qu’en Atlantique Nord car l’air est plus lourd. On a l’impression que les instruments ne donnent pas les mêmes chiffres. Tout est différent. Et puis surtout on a tous été marqués par la nuit d’attente lorsque Kevin (Escoffier) a finalement été récupéré par Jean (Le Cam). Ça ramène à la réalité. On est des compétiteurs, on essaye d’aller vite mais aussi de faire très attention parce qu’on est dans un endroit où il ne faut pas rigoler. On joue le jeu sportivement mais toujours avec un pied pas loin de la pédale de frein quand même !

Dans le bateau il y a des moments où c’est intenable debout, on marche à 4 pattes en se tenant partout. Il faut vraiment faire attention dès que l’on fait quelque chose. Je fais attention à moi, j’essaye de boire beaucoup, je mange chaud. »

“J’ai vécu un beau moment ce matin, avec un albatros qui a survolé l’arrière de groupe Sétin. Et cette fois-ci, j’ai eu le temps de prendre une photo”.

Depuis qu’il a passé l’équateur le 23 novembre dernier, Manuel Cousin poursuit sa descente vers le Cap de bonne Espérance. Dans les quarantièmes rugissants depuis mercredi soir, il met un point d’honneur à naviguer vite tout en restant extrêmement prudent.

« Les conditions se détériorent mais je parviens à garder une bonne moyenne. Cela fait deux jours que j’avale plus de 400 milles par 24h00 à une vitesse moyenne de 17,5 nœuds. Les réglages sont difficiles car le vent n’est pas stable. Cela me permet, pour l’instant de rester devant le front, et de creuser l’écart avec Didac Costa- One Planet One Ocean et Pipe Hare-Medallia. »

Premières impressions des Quarantièmes

« C’est mon premier Vendée Globe. Les mers du Sud, je les découvre tout en essayant de rester hyper concentré. La lumière est très spéciale, le vent est lourd, entre 25 et 35 noeuds, la mer est creusée et désordonnée, les oiseaux sont nos seuls accompagnants. Mais pour l’instant, je n’ai pas encore rencontré cette énorme houle que décrivent tous les navigateurs. »

« Au niveau de la vie à bord, on a sorti les polaires, cirés et les bottes. Le bateau est rangé. Je fais très attention à mes déplacements et je reste principalement à l’intérieur. C’est vraiment très bruyant dans le bateau. Alors j’écoute mes podcasts des Grosses Têtes à fond sur mon enceinte. Sinon, je n’entends rien. »

« Physiquement, je me sens super bien. Mentalement, c’est vraiment fatigant, surtout lorsque l’on prend connaissance des avaries des petits copains. J’ai eu mon premier coup de mou avec le naufrage de Kevin, ce qui nous remet très vite à notre place…Du coup, j’ai mal dormi en attendant de savoir s’il était bien récupéré. »

Rester en contact avec le reste de la flotte

« J’échange avec quelques concurrents, avec mon amis Arnaud Boissières qui n’est pas très loin devant moi, Alexia Barrier, Clément Giraud, Isabelle Joschke, Damien Seguin ou Stéphane Le Diraison pour ne citer qu’eux. On échange sur la vie à bord et c’est vraiment réconfortant de savoir que l’on n’est pas seuls, et que l’on vit tous à peu près la même chose. Des moments bienveillants qui font du bien au moral. »

S’il parvient à rester devant le front, Manuel Cousin devrait atteindre le Cap de Bonne Espérance en toute fin de semaine.

 

Toujours 21ème au classement général,Manuel Cousin se prépare à affronter les mers du Sud. En attendant, il profite de chaque instant !

Préparer le bateau

« Hier j’ai préparé le bateau pour le Sud, j’ai fait un check plus complet que d’habitude. J’ai fait des petites bricoles, j’ai reculé un peu les poids. On est encore plus concentrés ! Je suis tellement heureux, mais en même temps j’ai un peu d’appréhension. C’est important aussi psychologiquement d’avoir un bateau au top pour affronter le Sud.

“La nuit dernière, nous n’avions pas un nuage, la mer était plate, et il y avait une pleine lune énorme ! Ça glissait tout seul. J’ai passé pas mal de temps dans le cockpit. Ce sont des moments vraiment beaux. On pouvait presque lire un bouquin dehors ! C’était une lune comme j’en avais rarement vu, c’était magique !”

Mon premier albatros

“Je suis à 33 degrés Sud là. En sortant dans le cockpit au lever du jour, je suis quasiment certain d’avoir vu mon premier albatros, c’est magique. Je pensais les voir un peu plus Sud. Il planait derrière mon bateau. Je suis super content d’avoir vu ça ce matin.”

“Demain ça va commencer à rentrer, ce sera notre première dépression dans le Sud. Ce n’est pas à prendre à la légère ! Je vais choisir les bonnes voiles pour naviguer vite tout en restant extrêmement prudent. J’ai fait une dernière petite lessive d’affaires hier. Je me suis pris un petit coup de soleil dans le dos en bricolant sur le pont. Là je vais prendre ma ‘dernière douche’, après ce sera douche à la bouilloire et pas avant un petit moment. Il fait encore doux mais je pense que ça va descendre très, très vite. À partir de demain, on ne lâchera plus les nuages. 

Joint à la vacation de ce matin 28 novembre, Manuel Cousin raconte sa course aux portes du grand Sud.

On a eu une nuit et une matinée difficiles hier, avec des gros grains, j’avais l’impression d’un mini Pot au Noir ! Le vent passait de 3 à 25 nœuds, c’était compliqué. Sinon la descente du Brésil s’est plutôt bien passée.

Actuellement il faut être sur les réglages pour faire des belles trajectoires. J’essaye de pas décrocher d’Arnaud (Boissières) mais au reaching avec ses foils, il va forcément un peu plus vite.

Je suis à 80/110 degrés du vent en ce moment, c’est essentiellement de la vitesse. On commence à regarder ce qui va se passer ‘en bas’. Pour moi ça va être le baptême du feu. Je ne suis jamais descendu si Sud. Je commence à passer dans un autre état d’esprit. J’essaye de voir comment je vais aborder tout ça, je réfléchis au meilleur passage de Sainte-Hélène en espérant qu’il soit plus gentil qu’il ne l’a été avec ceux de devant !

Trouver la meilleure trajectoire

Il y a une dépression qui arrive, il va falloir longer l’anticyclone et prendre la dépression pour nous catapulter dans le Sud. Il faudra trouver la meilleure trajectoire, avoir assez de vent pour aller vite sans se mettre en difficulté. Il y a aussi la limite des glaces avec laquelle il va falloir composer.

On commence à incurver tout doucement, je commence à mettre un peu d’Est dans mon cap. On a encore 24h à descendre à 170 degrés puis après on va contourner l’anticyclone.

Les températures commencent tout juste à baisser. J’ai encore 25 degrés mais il y a 48h c’était plutôt 30/35 degrés. Ça va descendre très vite une fois qu’on aura atteint les Quarantièmes !

Dans les sacs de nourriture, on a profité des repas froids comme des taboulés. On n’avait pas envie de choucroute ni de cassoulet ! Mais j’ai des bons plats appertisés à faire à la cocote minute dans le Sud.

Profiter des derniers rayons de soleil avant le grand Sud

On profite encore des derniers rayons de soleil entre les grains, on fait le plein de vitamines D avant un mois tout gris ! On le sait et on s’est préparé pour ça. Je vais découvrir ! C’est un mélange d’envie et un peu d’inquiétude. J’ai hâte d’y être, je suis content d’être là !

En ce moment la nuit – quand il n’y a pas trop de nuages – c’est magnifique, il y plein d’étoiles, on voit la Croix du Sud. La pleine lune est prévue demain ou après-demain, c’est vraiment chouette. Il n’y a aucune pollution lumineuse donc on y voit presque comme en plein jour avec la lune ! C’est plus facile pour les réglages. Les jours vont rallonger, on aura très peu de nuit pendant un bon bout de temps.

J’ai eu très peu de problèmes techniques. Hier j’ai eu une avarie de bouilloire ! C’est réparé, et j’ai l’impression que ça tient bien. J’en ai parlé à mon équipe qui m’a dit « si c’est que la bouilloire, ça va ! » Dans les sports mécaniques, tu n’as pas de problème puis la seconde qui suit, il peut t’arriver quelque chose. Je n’aime pas trop parler de ça car je suis un peu superstitieux… Mais pour l’instant tout va bien !”

Ca pulse sur Groupe Sétin au large du Brésil ! C’est une vie à 45 degrés et le moindre mouvement demande un gros effort. Se faire à manger devient de plus en plus sportif !

Manuel Cousin est actuellement 21ème au classement général, après une place reprise à Pipe Hare-Medallia et une bataille acharnée avec Didac Costa.

Hier 25 novembre, il a enregistré le meilleur temps sur 24h00 pour le bateau le plus rapide de la flotte grâce à un vent soutenu et à une volonté sans faille du skipper ! 13,7 noeuds de moyenne et 329,3 milles parcourus en 24 h00.

Pour preuve, cette vidéo du bord qui témoigne de la vitesse du bateau et du moral de Manuel qui descend très rapidement vers le Sud, porté par la musique de Daft Punk.

Le tableau des statistiques d’hier soir

Message du bord mardi 24 novembre à 13h05

Bonjour à tous !

Tout va bien à bord de Groupe Sétin où  je vis penché, vraiment sur les portières. On est partis pour un petit moment comme ça mais si je refais le film en arrière, j’aurais donné cher il y à 48h00 pour avancer à cette allure alors que j’étais encore englué dans ce pot au noir qui n’a pas été très cool avec notre petit quatuor. Ça fait plaisir de retrouver des vitesses à 2 chiffres dignes de nos bons vieux bateaux ! Chapeau à Pip Hare et Didac Costa qui tirent vraiment le meilleur de leurs bateaux d’une génération encore antérieure au mien. Il faut vraiment charbonner pour essayer de leurs grapiller mille par mille 😅. Quant à mon ami Arnaud, il est sur des rails et commence à faire parler ses foils….

Aujourd’hui, j’ai eu la visite d’un passager clandestin.. Un petit oiseau marin bien fatigué qui est venu se réfugier, sûrement pour faire une petite pause, à l’intérieur du bateau. Il avait l’air bien faible ! 🐦 Je l’ai laissé reprendre quelques forces puis avant que l’intérieur du bateau ne se transforme en toilette pour oiseaux marins, je l’ai délicatement attrapé, remis dans le cockpit ,en lui donnant un peu d’eau douce à boire 💧💧💧. Et mon oiseau s’est envolé comme il est venu…. d’ou venait-il où allait-il … ? Peut-être un petit accent Brésilien dans ses gazouillis 🇧🇷

A part ça , c’était aussi journée lessive à bord…. Mais beaucoup de mal à sécher avec cette chaleur très humide et poisseuse… Ça aura au moins le mérite d’enlever un peu le sel ! 😆😆😆 Voilà pour les news du bord, le bateau est au top et je me sens super bien aussi ! 😁 Bien récupéré du début de course qui a été très intense et énergivore.

Bonne journée à vous toutes et tous et à bientôt !👋👋👋

La dernière semaine de course aura été épuisante pour Manuel Cousin. La faute au manque de vent qui l’a obligé à multiplier les manœuvres et les changements de voiles. Le Pot au noir, qui semblait lui laisser une porte de sortie l’a rattrapé dimanche soir, pour finalement, le relâcher. Un stress permanent qu’il avoue avoir vécu plus ou moins facilement, mais qui se solde par un point positif puisqu’il a retrouvé en ce début de semaine un ciel d’Alizés.

Quinze jours intensifs

Toujours au contact de Arnaud Boissières – La Mie Câline-artipôle, Pipe Hare – Medallia et Didac Costa-One Planet One Ocean, Manuel Cousin met un point d’honneur à ne pas se laisser distancer.

« Sur un Vendée Globe, tu te rends compte que tu pars longtemps avec le matossage, il y a beaucoup de sacs à bouger. Et dans le Pot au noir, il fait super chaud, c’était une vraie punition. Ce n’est pas mon premier Pot et j’ai connu bien pire au niveau de la force des grains. Mais celui-ci était tout simplement épuisant. »

« Le temps était l’une de mes appréhensions et pour l’instant les quinze jours de course sont passés super vite. Maintenant que les vents me sont favorables, je vais tout faire pour remonter les petits copains ». ajoute Manuel.

Passage de l’équateur lundi 23 novembre

Manuel Cousin a franchi l’équateur lundi 23 novembre à 18h04 UTC sur Groupe Sétin. Après la traditionnelle offrande à Neptune et au bateau sous la forme d’un petit verre de vin rouge, il a vite repris les commandes dans une mer hachée.

« L’équateur est une première étape symbolique importante. On passe dans l’hémisphère Sud, et on sait que, normalement, on y est pour 2 mois environ. C’est à partir d’Itajaí au Brésil, dans 4 ou 5 jours, que j’aborderai des mers que je ne connais pas encore. » précise le skipper.

L’appréhension des mers du sud

Manuel Cousin est acutellement en 23ème position. Il a parcouru 13 % de son premier Vendée Globe et file au près à 12 noeuds vers les mers du Sud.

« Je vois que les premiers commencent à tourner à gauche et quand ça sera mon tour il y aura une petite appréhension, ça sera l’inconnu mais aussi l’envie de découvrir ! J’ai hâte ! » confie le skipper. 

Actuellement 22 ème au classement général en ce mardi 17 novembre, Manuel Cousin était au téléphone ce matin avec l’organisation du Vendée Globe. Il revient sur sa journée d’hier, épuisante moralement et physiquement :

“Après quelques petits sommes cette nuit, ça va beaucoup mieux ! J’étais un peu énervé hier, un peu en stress avec les conditions météo. Je me suis débattu toute la journée pour faire marcher le bateau dans le bon sens parce qu’il n’y avait pas de vent. C’était léger cette nuit, mais au moins on avance dans la bonne direction avec des vitesses un poil plus élevées pour se reposer.

Des conditions compliquées

“Franchement, c’est compliqué, nous n’avons vraiment pas beaucoup d’air, c’est la double punition ! On a loupé le coche après la dépression, elle a laissé peu de vent derrière elle et les alizés ont mis du temps à se reconstituer. C’est dur pour les bateaux de derrière, c’est la double peine.

C’est beaucoup plus fatiguant contrairement à ce qu’on pourrait croire ! Hier, je me suis éreinté à régler, à changer de voile. Le vent tournait en permanence, on ne peut pas se servir du pilote automatique, j’avais 1,5 nœuds de vent ! Donc soit on laisse tomber et on va se coucher, soit on se débat. Peut-être que j’ai eu raison, parce que je pense m’en sortir maintenant, je croise les doigts. J’ai entre 5 et 10 nœuds de vent. Physiquement et psychologiquement, c’est dur de voir les copains de devant partir loin.

J’essaye de raccrocher le wagon avec Medallia (Pip Hare) et One Planet One Ocean (Didac Costa). J’aimerais batailler avant et pendant le Pot au Noir, je fais tout pour m’accrocher, je les ai en ligne de mire !

Ce n’est que le début du Vendée Globe

Ceux de devant sont vraiment loin, mais il peut encore se passer plein de choses, ce n’est que le début du Vendée Globe. On sait qu’il ne faut rien lâcher pour rester dans un wagon sympa.

Il fait bon, il fait 22-23° dans le bateau, on a sorti le short. Hier, je me suis pris du temps pour faire une toilette et me raser de près, ça fait du bien ! Je me suis occupé de moi. J’ai également contrôlé tout le bateau, c’est le moment d’en profiter. A priori, tout est nickel sur et sous le pont.”